France - Le blog officiel
Toute l’actualité des solutions professionnelles de Google
« Revisitée » : la distribution à l’heure d’une nouvelle impulsion
lundi 10 février 2014
Semaine spéciale « distribution spécialisée »
Responsable des partenariats technologiques de
l’Échangeur
, Guillaume Rio était l’invité d’une matinée spéciale sur la distribution organisée par Google Enterprise, à Paris. Voici les tendances clés mises en avant lors de sa présentation « Retail reloaded ».
Les magasins et « l’effet vitrine »
Selon une étude de ComScore, 63 % des magasins d’électronique grand public et 43 % des enseignes textiles voient leurs clients s’informer ou tester ces produits en magasin, recueillir les conseils des vendeurs, puis comparer les prix en ligne pour trouver moins cher… Aux États-Unis, Amazon surfe sur cette tendance avec son application PriceCheck, qui offre 5 $ de réduction sur un prix constaté en magasin, et la livraison du produit au domicile du client le soir même.
Dans cette même logique, eBay a racheté le comparateur de prix en ligne Red Laser, et
Google Shopper
propose un service équivalent. En France, la jeune pousse
Prixing
compte 250 000 utilisateurs mensuels de son application mobile qui, une fois scanné un produit en magasin, compare en direct les prix des enseignes aux alentours.
Canal, canal, tout est (omni)canal
Partenaire de Microsoft, BestBuy, Amazon et Walmart,
Digital Folio
se targue d’avoir construit la première plate-forme d’information produits alimentée par les consommateurs depuis des mobiles et tablettes, en magasin ou chez soi. En temps réel, les utilisateurs alimentent une base de données sur les prix, la disponibilité des produits, les offres promotionnelles. Digital Folio annonce une capacité de 10 000 produits comparés simultanément. Les distributeurs se servent de la plate-forme pour ajuster en temps réel leur politique tarifaire, en fonction de la zone de chalandise et/ou du canal de vente.
Renouveler le parcours client
Les magasins à l’égal du Net pour « tracer » les comportements des clients ? Ce sera de plus en plus le cas. La France est pionnière en la matière. Des capteurs (vidéo, thermiques) enregistrent les déplacements devant une vitrine ou dans un rayon, analysent l’âge et le genre des personnes, catégorisent qui prend quoi en main, qui met quoi dans son panier. Auchan a ainsi placé des webcams durant six mois dans le couloir central d’une de ses grandes surfaces. Entre la perception des chefs de rayon et la réalité du parcours effectué par les clients, il existait une différence de 30 % ! Suite à cette analyse objective, le couloir a été réaménagé pour canaliser et orienter les consommateurs. Les technologies de micro localisation en intérieur - tel que
Google Maps Indoor
ou Incitéo - s’inscrivent en complément de cette tendance. Elles facilitent l’envoi ciblé d’informations ou de promotions en fonction de la présence des personnes dans tel ou tel rayon. Ikea teste cette nouvelle forme de relation.
Flux continu
Les clients utilisent le web, le mobile et le magasin de façon continue, en passant d’un canal à l’autre. Leroy Merlin et Jacadi expérimentent de nouvelles relations omnicanal, par lesquelles le consommateur télécharge des idées d’achat sur son mobile, prend rendez-vous en magasin, s’identifie à son arrivée par GSM ou Wi-Fi. Il est alors reçu par un vendeur qui aura mis de côté les produits souhaités et accompagnera l’acte d’achat.
Mon caissier, c’est moi
Scanner, payer, partir, sans passage en caisse, sans contrôle à la sortie… Utopie ? Non, réalité dans tous les magasins d’Apple dans le monde, avec l’application Easy Pay – pour des achats de moins de trois cents euros. Une fois scannés les produits, le paiement s’effectue via le compte iTunes de l’utilisateur, qui repart avec ses articles en poche.
Aux États-Unis,
Qthru
a développé une application de scan des cartes de crédit. Le consommateur numérise le code à barres des articles avec son téléphone, passe ensuite devant une borne QR code qui totalise le montant des achats et le débite de la carte de crédit du client. Walmart teste ce système dans quarante magasins du Colorado. À Denver, 12 % des ventes d’une de ses grandes surfaces passent déjà par ce canal mobile. Auchan teste aussi cette solution en France.
Devenir le compagnon d’achat
Le porte-monnaie électronique représente une seule application mais neuf fonctions. Au-delà du paiement, il entend gérer la fidélité, la comparaison de prix, la liste de courses, la localisation, le budget, la communication sociale… Ce marché stratégique attire des grands noms du secteur, tels que
Google Wallet
qui a racheté Zavers, Apple avec son Passbook ou encore Paypal qui propose un règlement via son service mais aussi par carte bancaire, en plusieurs fois, grâce à ses partenariats avec Ingenico, NCR, Microsoft et vingt-trois distributeurs aux États-Unis.
Face au risque de désintermédiation représenté par ces géants du Net, Walmart a créé son propre moyen de paiement, MCX, qui regroupe 35 autres distributeurs. Soit un total de 75 000 points de vente et mille milliards de dollars de chiffre d’affaires… Dans cette course à la masse critique, Auchan a lancé fin 2012 « flash & pay », un porte-monnaie électronique testé dans un hypermarché dans le Nord. L’enseigne entend créer un consortium sur cette base. Verra-t-on à terme les géants du Web et de la distribution devenir des banques à part entière ? La question est posée…
« De la grande distribution au commerce de précision »
vendredi 7 février 2014
Semaine spéciale « distribution spécialisée »
Agrégé d’économie, Philippe Moati est professeur à l’université Paris-Diderot. Il co-préside l’observatoire
« société et consommation »
. Il a notamment publié les ouvrages La nouvelle révolution commerciale aux éditions Odile Jacob et L’économie des bouquets aux éditions de l’Aube. Il livre ici sa vision de l’évolution des marchés de la distribution.
Philippe Moati
« Depuis plus d’une décennie, la distribution vit une nouvelle révolution commerciale. Le modèle des « trente glorieuses », marqué par une production et une consommation de masse, ne correspond plus à une société fragmentée, individualisée, dans laquelle les motivations des consommateurs reposent sur des aspects fonctionnels mais aussi et surtout symboliques (le rapport à la marque par exemple).
Le commerce électronique n’a fait qu’amplifier ce phénomène. Selon la formule de Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, il s’agit maintenant d’évoluer de la grande distribution vers le commerce de précision.
Diversité
Cela signifie affiner la connaissance de l’activité (en magasin et sur le Web), disposer des compétences pour effectuer un traitement analytique de ces données, optimiser l’allocation des bons produits, aux bons prix, au bon moment au bon endroit. Les distributeurs doivent aussi prendre en compte la diversité des attentes, ne plus s’adresser à tous leurs clients de la même voix mais effectuer un ciblage par segments de marché, afin de recréer de la différence et de sortir du cercle vicieux de prix toujours plus bas.
Ce commerce de précision s’accompagne d’un lien plus intime, voire affectif avec les clients. Il ne s’agit plus seulement d’échanger un produit contre de l’argent, mais de partager des valeurs, des centres d’intérêt, à l’image de ce que Leroy Merlin réalise sur l’univers de la maison.
Fournisseurs de services
La mission du commerce évolue ainsi progressivement d’une simple fourniture de produits à la résolution de problèmes, à la réponse à des aspirations. Ce lien se tisse à la fois par le réel (magasins, points relais, agences conseil) et le virtuel (messageries, sites, applications mobiles). En devenant un espace de promotion et d’expérience, le point de vente s’insère différemment dans le modèle économique des distributeurs. Non plus selon une rentabilité par magasin, mais selon une logique d’ensemble, qui mêle espaces physiques et plates-formes numériques de contact et de vente. Mais si la mise en scène des magasins, le conseil, les services redonnent aux consommateurs des raisons de s’y déplacer, ce ne sera sans doute pas suffisant pour éviter d’importante restructuration de l’appareil commercial physique. Autrement dit, la distribution cherche activement sa nouvelle martingale. »
Mi art, mi science, un marketing d’engagement
vendredi 7 février 2014
Kristell Schuber, directrice marketing de Google Europe du Sud
« Le marketing est de plus en plus marqué par l’analytique. On ne peut plus se permettre de dépenser sans mesurer l’efficacité des actions engagées. Via le web, on obtient des retours en temps réel, quand il y a encore quelques années les cycles étaient longs et les marchés stables. Cette instantanéité demande de ‘brasser’ les compétences au sein des services marketing, en incluant des analystes, des statisticiens, mais aussi en étant capable d’innover et d’oser. En fait, peu de marketeurs à ce jour disposent de compétences numériques approfondies. Comme à l’avènement de l’automobile où il existait plus de maréchaux-ferrants que de mécaniciens…
Art & Science
Le marketing est selon moi à la fois un art - celui de la rupture, de l’intuition, de la perception, de la compréhension des mécanismes humains -, mais aussi une science, fondée sur l’informatique et l’analytique. Dans mon équipe, la richesse des profils – des ingénieurs, des artistes – et la diversité d’expérience – de six mois à vingt ans de carrière – suscitent un ‘bouillon de culture’ qui alimente notre réflexion et nos intuitions. Avec toujours le même objectif : comment améliorer la vie des entreprises et des personnes ? Comment dépasser la stricte somme de nos points de vue pour identifier des ruptures bénéfiques à nos utilisateurs ? Nous sommes tous des passionnés et nous nous sentons investis de cette mission.
Marque utile
Google est une une marque qui se veut utile. Notre raison d’être est de simplifier la vie des utilisateurs et de permettre aux professionnels de développer leur activité. C’est une marque du quotidien, présente dans la vie du grand public comme des professionnels, avec des marchés extrêmement diversifiés : des TPE aux grands comptes, des étudiants aux développeurs, des consommateurs aux collectivités locales… Nous raisonnons donc par produits ‘ouverts’, qui changent en fonction des retours de nos utilisateurs.
Un autre aspect essentiel du marketing chez Google est l’adaptation de nos produits et campagnes à la culture de chaque pays. Par exemple, pour nos produits comme Google+ et YouTube, nous travaillons avec des artistes et des créateurs locaux. Nous envoyons des
coachs à la rencontre de PME
, dans les régions, pour les aider à être visibles sur Internet, car c’est un enjeu important en France.
Si dans la distribution, on peut observer les comportements des consommateurs au foyer et en magasin, dans le numérique, le défi consiste à instaurer cette relation personnalisée à travers un écran ou par des actions dans la vie réelle, afin de faciliter le quotidien des utilisateurs et de leur faire gagner du temps.
L’essentiel consiste donc à faire les bons choix marketing, à identifier comment nous pouvons au mieux servir nos utilisateurs, en restant humble.»
Facilitez-vous les réunions avec la Chromebox !
jeudi 6 février 2014
Publié par Caesar Sengupta, VP, Product Management
Les réunions les plus efficaces sont celles où l’on peut discuter avec son interlocuteur en face à face parce qu’il est alors plus facile d’échanger des idées, de collaborer et de prendre des décisions. De nos jours, beaucoup de réunions se déroulent à distance entre des participants qui jonglent avec le décalage horaire et le casse-tête des codes d’accès. Les réunions doivent correspondre à notre façon de travailler - elles doivent avoir lieu en face à face, être simples d’utilisation, et accessibles de partout, et depuis n’importe quel appareil. Dès aujourd’hui, elles peuvent l’être : toute entreprise peut équiper ses salles de réunion d’une Chromebox, un outil qui allie simplicité, vitesse et sécurité.
La
Chromebox for meetings
est un appareil polyvalent qui combine les Hangouts Google+ et la suite Google Apps pour vous permettre d’organiser en toute simplicité des vidéoconférences en haute définition :
Une solution clés en main.
La Chromebox for meetings intègre un processeur intel Core i7 ultra rapide, une caméra haute définition, un micro, un haut-parleur et une télécommande. Quelques minutes suffisent pour configurer et gérer toutes vos salles de réunions depuis une console de gestion Web. Ajoutez-y un écran et votre salle de réunion est prête !
Des réunions facilitées.
Accédez à la salle de réunion, cliquez sur la télécommande et le tour est joué ! Finis les codes d’identification et les mots de passe à rallonge. Vous n’avez plus besoin de vous préoccuper de câbles et de branchements pour partager votre écran. Comme Chromebox for meetings intègre la suite Google Apps, inviter d’autres participants et ajouter des salles devient un jeu d’enfants, car vous pouvez le faire directement depuis Google Agenda.
Des réunions avec qui vous voulez, quand vous voulez.
La Chromebox for meetings permet à jusqu’à 15 participants de se connecter depuis un smartphone, une tablette, ou un ordinateur. Vous souhaitez vous réunir avec des personnes qui ne possèdent pas une Chromebox for meetings? Si tel n’est pas le cas, pas de panique : un compte Gmail est tout ce dont les participants ont besoin. La Chromebox for meetings peut également s’intégrer au nouvel outil de
Vidyo
, et les inconditionnels du téléphone pourront, quant à eux, rejoindre une réunion en saisissant un code grâce à
UberConference.
La Chromebox for meetings est disponible à la vente à partir d’aujourd’hui aux États-Unis, à un prix de départ de 999 $, incluant la Chromebox d’Asus et tout ce dont vous avez besoin. Cela signifie que pour le coût habituel d’une seule salle de réunion connectée, vous pouvez en équiper 10 - voire plus ! Les Chromebox HP et Dell seront disponibles dans les prochains mois. Aux États-Unis, les entreprises et les revendeurs pourront se la procurer auprès de CDW et Synnex. Dans le courant de l’année, elle sera commercialisée en Australie, au Canada, en France, au Japon, en Nouvelle-Zélande, en Espagne et au Royaume-Uni.
Des entreprises comme Eventbrite, Gilt, oDesk et Woolworths ont testé les Chromebox for meetings pendant plusieurs mois et
plébiscitent
leur simplicité de configuration et d’utilisation, notamment lorsqu’il s’agit d’organiser des vidéoconférences avec des collègues d’autres bureaux. Et, plus important, le prix abordable va leur permettre d’offrir ces bénéfices à plus de salariés, salles de réunions et bureaux.
Alors, qu’attendez-vous pour vous
faciliter la vie
? Et bonnes réunions à tous !
« L’automatisation, c’est la mort de la stratégie marketing »
mercredi 5 février 2014
Coprésident de l’Association nationale des professionnels du marketing
(Adetem)
* et rédacteur d’un
blog spécialisé
, François Laurent témoigne des mutations marketing en cours.
« Deux grands changements se sont télescopés ces dernières années : l’érosion du pouvoir d’achat des consommateurs et l’arrivée du Web social. Si jusqu’à la fin du XXème siècle, le consommateur n’avait pas vraiment son mot à dire face aux marques, il dispose désormais de la parole et du pouvoir. Par ses recherches sur Internet, il se place en situation d’expert face aux vendeurs. Une fois l’acte d’achat réalisé, son expérience – positive ou négative - devient instantanément partageable avec ses réseaux d’amis et de connaissances. Le marketing doit donc repenser ses outils de compréhension et de relation avec le consommateur.
Fonctions clés
Ce nouveau cadre place sur le devant de la scène deux fonctions clés :
Le responsable de la connaissance client (consumer insight manager), qui doit enrichir la réflexion marketing de son entreprise, envisager la globalité des comportements des consommateurs, anticiper leurs évolutions, analyser leurs arbitrages financiers, en recourant à toutes sortes d’outils : études quantitatives et qualitatives, sondages en ligne, anthropologie, veille sur les réseaux sociaux...
Le responsable du dialogue avec le consommateur (community manager). Avec le Web social, le ‘ticket d’entrée’ publicitaire est moins important : poster une vidéo sur YouTube coûte beaucoup moins cher que d’acheter des espaces publicitaires sur TF1 ! Mais une fois la marque présente sur le Net, encore faut-il la faire vivre au travers d’un dialogue construit avec la communauté des clients et prospects. Le responsable de communautés doit conjuguer des compétences en marketing et médias sociaux pour intervenir à tout moment sur une multitude de sujets, de la technique au commercial, du service après-vente à l’information sur des prix, les produits, les services. Influant directement sur la valeur de la marque, cette fonction devrait être rattachée à un haut niveau de l’entreprise.
Éthique ou étiqueté ?
Les outils marketing nécessitent d’être utilisés de façon éthique. Il ne faut pas mélanger les genres entre démarches de marketing direct et études consommateurs, et tenter de vendre des services commerciaux sous prétexte d’études de marché. Autre cas : pour adresser des offres commerciales par courriel à des consommateurs, il faut que ces derniers aient auparavant accepté le principe en cochant la case correspondant à leur accord (opt in). Or, bien souvent, cette case est cochée par défaut. Ce qui n’est ni respectueux de la loi, ni des consommateurs, qui se sentent floués en se retrouvant bombardés de messages non sollicités, souvent assimilés à des ‘pourriels’.
Agrégation de données
La multiplication des bases de données et leur agrégation aboutissent à la mise au point d’outils fascinants mais aussi parfois contre-productifs : en quelque sorte, trop de données tue la donnée ! Les consommateurs vont se trouver bombardés d’offres ultra ciblées mais également ultra uniformisées dans le cadre de démarches ‘presse-bouton’. L’automatisation outrancière de grands volumes de données, c’est la mort des stratégies marketing ! Pour toucher les bons consommateurs avec un discours et une offre singuliers, le facteur humain est irremplaçable. Un marketing en pilotage automatique, sans démarche qualitative et relationnelle, est une impasse.
Juste mesure
Le retour sur investissement marketing relève de plusieurs paramètres. Les outils du type Google Analytics aident à ajuster les actions sur Internet, sans remettre en cause les outils classiques d’analyse. La tendance est plutôt de mesurer des retours sur objectifs (ROO) que des retours sur investissement (ROI). Modéliser tous les paramètres d’impact me semble cependant impossible et illusoire. Mieux vaut évaluer la valeur des actions de marketing en fonction des changements dans l’intention d’achat, l’image de marque, la proximité avec le client. »
* L’Adetem a publié un
Manifeste pour le marketing de demain
La renaissance de l'informatique
jeudi 30 janvier 2014
Eric Schmidt, président exécutif du conseil d'administration de Google, expose sa vision :
« En 2010, j’avais déjà eu le plaisir de prononcer un discours ici même. Depuis, la technologie n’a cessé d’évoluer, et je profite de cette nouvelle occasion pour vous préciser comment l’engagement de Google auprès des grandes entreprises s’est lui aussi transformé.
Il y a 3 ans, l’idée qu’une entreprise puisse placer tous ses employés dans le ‘nuage’ Internet déclenchait la plupart du temps le plus grand scepticisme. Les personnes s’étaient habituées depuis les années 1990 à travailler avec des ordinateurs de bureau connectés à des serveurs. Or, en 2010, quelques entreprises pionnières ont commencé à envisager le cloud comme un moyen plus économique de traiter leurs affaires courantes. Très vite, elles se sont aussi aperçues des bénéfices qu’elles en retiraient en termes de transformation de leur activité.
Désormais, le
cloud
n’est plus une option mais un outil indispensable. C’est une excellente nouvelle pour les équipes informatiques, qui gagnent du temps sur les phases de maintenance des serveurs ou l’installation de mises à jour. C’est aussi une excellente nouvelle pour les employés, puisque le nuage favorise la collaboration, améliore la productivité et la rapidité d’exécution.
Plus vite que quiconque l’aurait imaginé, des centaines de grands comptes ont réussi leur passage vers le cloud, ouvrant la voie à des millions d’autres entreprises.
J’en veux pour preuve quelques exemples récents :
Woolworths
, le plus grand distributeur d’Australie, a fait le choix de
Google Apps
et
Chrome
pour ses 200 000 collaborateurs présents dans 3 000 magasins.
La Malaisie a sélectionné Google Apps
pour 10 millions d’étudiants, d’enseignants et de parents d’élèves, et a équipé ses écoles d’ordinateurs Chromebooks.
Début octobre, le groupe
Whirlpool
— qui comprend les enseignes Maytag et KitchenAid — a annoncé le déploiement de Google Apps for Business auprès de 30 000 employés, afin d’améliorer la collaboration et l’innovation.
Pour ces entreprises, le nuage n’est pas seulement un moyen économique d’entretenir un status quo. C’est aussi et avant tout une façon de transformer radicalement la façon dont l’activité est conduite, et dont les salariés mènent à bien leurs missions. Faire travailler en temps réel 50 personnes sur un document partagé Google est bien plus efficace que l’ancienne méthode, qui consistait à multiplier les envois de pièces jointes — avec les problèmes de version que cela engendrait.
Aux États-Unis,
plus d’un adulte sur deux dispose désormais d’un téléphone connecté à Internet
, tandis que
les ventes de PC déclinent
. Dans la vie quotidienne, les personnes se sont habituées à consulter leurs courriels via leur téléphone, à réaliser des visioconférences via leur tablette, à tout moment et quel que soit l’endroit où elles se trouvent. De plus en plus, ces personnes aspirent à utiliser les mêmes services dans leur cadre professionnel, pour travailler comme elles vivent.
Des entreprises comme Google jouent un rôle clé dans cette approche grand public de l’informatique. Plus de 425 millions de personnes dans le monde utilisent Gmail pour leur usage privé. Plus de 5 millions d’entreprises font de même avec la version professionnelle de Gmail, partie intégrante de Google Apps. Au sein de Google, des milliers d’employés se consacrent au développement de produits et de services pour le marché des entreprises.
Les bénéficiaires réels de cette renaissance informatique ne sont pas les entreprises technologiques. Ce sont les utilisateurs au sens large : professionnels, salariés, artisans, enseignants, élèves… Grâce à la puissance des centres de données et des terminaux mobiles, il est devenu plus simple que jamais de créer, de communiquer, d’apprendre et de collaborer. »
Conférence prononcée à l’occasion du symposium
Gartner ITExpo d’Orlando
, en Floride
Des « ambassadeurs du changement » dans l’industrie
jeudi 23 janvier 2014
Créée en 1968, le
groupe Cecab
fait partie des premiers groupes agro-alimentaires français à travers ses marques d’aucy, Gamm vert, Matines, Globus… Regroupant 9 000 agriculteurs adhérents, 6 000 salariés et 30 sites industriels, Cecab réalise 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 30% à l’international — en Europe, Asie, Amérique du Sud.
Bruno Rosado, directeur du groupement d’intérêt économique informatique :
“ Il aura suffi de 4 mois pleins pour équiper 1500 salariés du groupe de la suite
Google Apps for Business
— Gmail, Hangout, Chrome, Drive. Auparavant, nous devions maintenir 17 serveurs répartis à travers notre réseau étendu, et non secourus les uns vis à vis des autres ! Pour faciliter ce saut qualitatif et économique, nous avons défini avec
Gpartner
3 axes de travail : la gestion du projet (en termes de ressources et de délais), la technique (en insistant sur la simplicité de migration, la transparence et la stabilité), et enfin la conduite du changement, facilitée par une importante communication en interne.
Nous avons ainsi lancé un appel auprès des salariés après auquel 50 « ambassadeurs », se sont proposés comme utilisateurs référents de Google Apps. Enthousiastes, ces personnes apprécient l’aspect avant-gardiste de Google, dont elles font la promotion auprès de leurs collègues. Elles assurent aussi une assistance fonctionnelle de premier niveau, par leur proximité, donnent confiance aux quelques utilisateurs perturbés par la nouvelle interface de travail, et ce dans nos différents bureaux et usines.
Nous avons aussi déployé des outils de formation interne, tels que des vidéos, des tutoriels, des foires aux questions, des trucs et astuces.
Résultat : 90 % des utilisateurs étaient autonomes dès la prise en main de la nouvelle messagerie Google.
L’outil de son choix
Nous souhaitions en finir avec la dépendance aux postes de travail et nous focaliser sur les usages. L’entreprise moderne doit pouvoir recourir à toutes formes de périphériques, aujourd’hui et demain.
Les salariés ont toute latitude pour se connecter à leur environnement de travail Google Apps depuis leur tablette, leur téléphone, leur ordinateur de bureau ou personnel.
Un rôle central dans l’organisation
Nous avons atteint notre objectif de mieux partager, planifier et communiquer au sein du groupe. La suite
Google Apps for Business
est devenue un instrument central dans notre organisation, avec l’agenda partagé, le répertoire d’entreprise, la coédition et le partage de documents, la connexion aux messages et la navigation rapide sur Internet depuis tout terminal fixe ou mobile, la communication instantanée, la multiplication par cinquante de l’espace de stockage par utilisateur, la recherche intégrale sur tous les contenus...
Autrefois, pour partager un répertoire, il fallait solliciter un administrateur de système. Maintenant c’est direct et instantané grâce à
Google Drive
. Il faut cependant veiller à bien organiser les documents. Les contrôleurs de gestion partagent des documents budgétaires actualisés, en temps réel, sans devoir échanger en permanence des feuilles de calcul par courriel. La direction informatique utilise également Drive pour diffuser les comptes-rendus de réunion, assurer la gestion des projets, partager la documentation technique.
Une nouvelle puissance de travail
Google Apps représente le meilleur rapport coût / performance, sans devoir changer de licences pour les postes de travail. Le système fonctionne en permanence, quand auparavant nous subissions régulièrement des coupures des serveurs de messagerie. Le moteur de recherche Google est précieux pour retrouver des documents ou des sources oubliées. Nous disposions de tels outils mais ils n’étaient pas aussi puissants et simples à utiliser.
Au sein de la direction informatique, nous avons effectué certains pré recrutements par
Hangout
(solution de visioconférence). Des
Google Sites
, alimentés par des sources stockées dans Drive, servent au déploiement en cours de deux progiciels de gestion intégrés. De l’information est également partagée par ce biais avec des fournisseurs informatiques. Le service juridique fait de même avec ses partenaires. Et la direction générale utilise elle aussi Drive.
Un partenaire sur le pont
Gpartner
a assuré le déploiement de la suite Google Apps for Business, ainsi que la récupération des archives des messageries électroniques et des bases de connaissance. Ce partenaire a joué un rôle essentiel dans la conduite du changement technique et fonctionnel, la maintenance des outils, et la sécurité des accès. Le système est en effet tellement ouvert qu’il faut veiller à couper aussitôt les droits d’accès aux salariés qui quittent l’entreprise. Nous travaillons pour cela en lien étroit avec le service des ressources humaines.”
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